Le premier tour des élections présidentielles 2017 sous le coup de la suspicion

Le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 est terminé et le boulot de vérification du Conseil Constitutionnel peut commencer.
Et il a intérêt à bosser dur parce qu'un certain nombre d'électeurs n'entendent pas laisser passer les diverses problématiques rencontrées durant ce premier tour.

Les annonces des candidats et des observateurs

Tout d'abord, pour bien comprendre à quel point notre démocratie est vraiment en danger, il me faut vous montrer cette vidéo.
On y voit :
  • Etienne Chouard interviewé par le Cercle des volontaires en mars 2017, faire une prédiction effrayante Macron/Le Pen au second tour et Macron président ;
  • Puis on y entend François Asselineau nous faire part d'une inquiétude concernant l'honnêteté des sondages ;
  • Pour finir, Nicolas Dupont-Aignan nous glace d'effroi avec la lecture d'un SMS de Serge Dassault qui lui demande de soutenir François Fillon sous peine d'être boycotté dans son journal, le Figaro.


Pour les sceptiques concernant le sms de Nicolas Dupont-Aignan, je les renvoi à l'article du monde daté du 6 octobre 2010 faisant déjà état de la pression des journalistes du Figaro La rédaction du "Figaro" déplore les pressions de son propriétaire, Dassault.
Serge Dassault n'en serait donc pas à son coup d'essai.

 

Non content de nous prendre par derrière sans notre consentement (psychologiquement parlant), ce système lent et poussif prive des dizaines de milliers d'électeurs de leur droit de vote pour des raisons administratives secondaires et des méthodes marketing discutables.

La Macronite prend les médias par le bout du nez, et les électeurs à la gorge

En ce qui concerne les méthodes marketing douteuses, voici l'exemple type du marketing pour vendre un produit... le matraquage médiatique.
Depuis des mois (avant l'annonce de la création de son parti), les médias se sont emparés du phénomène Macron et n'ont eu de cesse de nous rabattre les oreilles et les yeux du jeune banquier (Rotschild) / premier ministre (gouvernement Hollande). Acrimed en avait d'ailleurs fait un article en novembre 2016, décryptant la presse et les médias su le sujet.
Le "cas Macron" : un feuilleton médiatique à suspense

Des résultats qui disparaissent avant leur annonce

Une fois le décompte des voix terminé, le président du bureau 1363 de Marseille, disparaît avec les résultats pendant près d'une heure. On le retrouve les résultats dans sa sacoche.
Le mystère de la disparition du président du bureau 1 363 à Marseille
Quelqu'un s'est-il demandé ce qu'il était advenu des résultats pendant ce laps de temps ?

Plus de 4000 personnes radiés au Mans

Sans explication cette fois-ci, ce sont 4079 électeurs qui ont été radiés avant le premier tour. la ville va "mettre en place une procédure".
Le Mans Elections : 4 079 Manceaux radiés

7.600 personnes radiés à Nice

D'après l'adjoint au maire : "C'est la même chose tous les ans". Si c'est aussi problèmatique tous les ans, on peut se demander pourquoi les moyens ne sot pas mis en place depuis longtemps pour résoudre ce problème.
7.600 Niçois n'ont pas pu voter au premier tour parce qu'ils étaient radiés des listes électorales

Près de 17.000 personnes radiés à Strasbourg

A Strasbourg, ce sont 16042 personnes qui n'ont pas reçu leurs cartes d'électeurs à cause, encore, d'un changement d'adresse.
Strasbourg. Des électeurs apprennent au bureau de vote qu’ils sont radiés

Plus de 80.000 électeurs radiés dans le Val-de-Marne

C'est notamment dans la petite ville de la Queue-en-Brie que 530 électeurs se sont déplacés aux bureaux de vote et se sont vus refoulés. Encore, et toujours, des soucis de changement d'adresses... démenties par les électeurs eux-mêmes : "je reçois quand même bien les factures de la cantine".
Val-de-Marne : 81 305 électeurs radiés des listes n’ont pas pu voter au premier tour

500.000 cartes d'électeurs en double

Marianne annonce que 500.000 français ont reçu 2 cartes d'électeurs à cause d'un changement d'adresse. Les vérifications étant longues, l'administration compte sur la peur du gendarme pour brider ceux qui seraient tentés de voter 2 fois... oui mais, s'ils n'avaient pas peur ?
500.000 cartes d'électeurs en doublon : et si la présidentielle était faussée ?

C'est donc prêt de 600.000 électeurs qui n'ont soit pas pu voter, soit pu voter 2 fois. De quoi faire passer un candidat au pourcentage supérieur OU inférieur. Bref, de quoi fausser complètement une élection.

Différences de comptabilisation des votes

La commune de Périgny est un exemple étonnant de ce problème de comptage.
Ici (j'ai fait les captures d'écran moi-même), on peut voir que le site des annuaires des mairies (on ne peut écarter l'idée que l'erreur vient du report des chiffres) montrent un avantage à François Asselineau, alors que sur le site du ministère de l'intérieur c'est Jean-Luc Mélenchon qui est devant.