Comprendre le crédit et faire tomber le système financier

Voici une petite histoire qui tourne depuis quelques jours sur les réseaux et qui nous enseigne de façon simple le moteur du système financier.
Les temps sont durs, le pays est très endetté, tout le monde vit à crédit.

Arrive un riche touriste allemand. Il arrête sa belle grosse voiture devant l'hôtel de la ville et entre. Il pose un billet de 200 euros sur le comptoir et demande à voir les chambres disponibles afin d'en choisir une pour la nuit. Pour 200 euros, le propriétaire de l'établissement lui donne toutes les clés et lui dit de choisir celle qui lui plaira.

  • Dès que le touriste a disparu dans l'escalier, l'hôtelier prend le billet de 200 euros, file chez le boucher voisin et règle la dette qu'il a envers celui-ci.
  • Le boucher se rend immédiatement chez l'éleveur de porcs à qui il doit 200 Euros et rembourse sa dette.
  • L'éleveur, à son tour, s'empresse de régler sa facture à la coopérative agricole où il se ravitaille en aliments pour le bétail.
  • Le directeur de la coopérative se précipite au café régler son ardoise.
  • Le barman glisse le billet à la prostituée qui lui fournit ses services à crédit déjà depuis un moment.
  • La fille, qui occupe à crédit les chambres de l'hôtel avec ses clients, court acquitter sa facture chez notre hôtelier qui pose le billet sur le comptoir, là où le touriste l'avait posé auparavant.
Le touriste Allemand redescend l'escalier, annonce qu'il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s'en va.

conclusion

Personne n'a rien produit, personne n'a rien gagné, mais plus personne n'a de dette !

Réflexion

D'un côté effectivement, une personne a demandé à une autre de lui faire crédit pour obtenir un produit ou un service, mais d'un autre côté tout ces gens ont produit quelque chose, à hauteur de 200 euros, mais n'ont pas été rémunérés pour cette production... ils ont travailler à perte donc, jusqu'à ce que leur débiteur paie la note.

Mais pour moi l'important dans l'histoire c'est que si on leur avait demandé de rembourser tous en même temps, l'argent disponible sur le marché (200 euros) n'aurait pas permis le remboursement, et le système faisait faillite. Ca ne vous rappelle rien ?